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Mar 07

Les Hauts-de-Seine, département de tous les records

20150305_Colombes_0035Avec mes co-listiers dans le canton de Colombes-1, nous avons tenu jeudi soir une réunion publique dans une école en plein cœur du canton. J’avais préparé une intervention liminaire que je vous livre ci-dessous:

Comme il ne vous a pas échappé, nous avons dans notre slogan un mot clef « Ensemble ». Derrière ce mot il y a deux messages. Le premier c’est pour dire que sans vous nous ne ferons rien. Pour bâtir notre projet nous avons rencontré bon nombre de Colombiens et continuons de le faire. Élus nous vous reverrons régulièrement afin de vous rendre compte de notre mandat, recueillir vos avis, vos suggestions.

Mais ce mot « Ensemble » montre aussi ce qu’est notre liste : un rassemblement de représentants du Parti communiste, du Parti de gauche auquel j’appartiens ainsi que de citoyens avec Kamel, bien connu du monde associatif. Un rassemblement solide basé sur la volonté commune de défendre des choix différents des politiques d’austérité, mortellement libérales. Des politiques qui enrichissent les riches et appauvrissent les classes populaires mais aussi les classes moyennes, et sont menées tant par le gouvernement socialiste que par l’UMP dans le département ou Mme Goueta à Colombes.

A la loi du plus fort nous préférerons toujours l’égalité, la solidarité qui sont les piliers de notre république.

Et dans les Hauts-de-Seine il y a fort à faire. En effet ce département est celui de tous les records :

Record des richesses économiques produites, avec les sièges de la plupart des sociétés du Cac40

Record des grandes fortunes dans certaines villes dont le symbole est Neuilly où réside Liliane Bettencourt, 1ère fortune de France et 10eme fortune mondiale

Record aussi des plus grandes inégalités avec un nombre de chômeurs et chômeuses aussi important qu’ailleurs et un nombre croissant de personnes qui ne peuvent subsister que grâce au RSA : 80 000 foyers en 2014.

 

Je sens que vous vous interrogez. Qu’est ce que le département peut faire contre ça ?

Pas tout bien évidemment. Mais il peut faire beaucoup.

 

Beaucoup l’ignorent mais la principale compétence d’un département, c’est l’aide sociale : protection de l’enfance, aide aux personnes âgées, aux handicapés. Il a aussi pour missions la construction et la gestion des collèges, le logement, les transports, l’aide à l’emploi…

Disons-le, avec un budget d’un peu plus de 2 milliards d’euros, les Hauts-de-Seine auraient les moyens d’être un bouclier social dans la crise. Ils pourraient changer bien des aspects de notre vie quotidienne.

 

Malheureusement ce n’est pas le cas. Depuis cinq ans au moins, la majorité de droite UMP-UDI qui dirige le département coupe dans tous les budgets sociaux.

Les naissances augmentent ? Le département laisse aux communes le soin de créer des crèches, lui n’en gère que six et dans deux communes (Malakoff et Bourg-la-Reine) !

Le nombre des chômeurs augmente ? Monsieur Devedjian s’en fiche. Le budget 2015 diminue de 21 % les sommes destinées à l’insertion et au retour à l’emploi.

 

Comme Mme Goueta à Colombes, la droite aux commandes du département prend prétexte de la baisse des dotations de l’État pour tailler dans les dépenses socialement utiles. Le résultat est là : aujourd’hui, les habitants des Hauts-de-Seine ont moins de droits sociaux qu’il y a cinq ans.

 

Je dis que la politique d’austérité du gouvernement est un prétexte car dans le même temps la droite UMP-UDI dilapide l’argent des contribuables.

Elle avait confié à une société privée le marché de la construction du réseau départemental de fibre optique absolument nécessaire pour le développement d’emplois nouveaux. Cette société devait couvrir la quasi totalité du département fin 2015, mais elle a pris tellement de retard que le conseil général a dénoncé le marché cette automne. Le coût de ce fiasco avoisine les 50 millions d’euros.

Cette droite continue de subventionner grassement l’Université privée Léonard de Vinci quand l’université de Nanterre est maintenue dans la pauvreté.

De même elle s’est engagée dans la construction d’une Cité de la musique à Boulogne qui coûtera 600 millions d’euros sur 30 ans. En effet, la construction et la gestion de cette réalisation de prestige ont été confiées à Bouygues, par le biais d’un Partenariat public-privé. Un système de construction et de gestion très lucratif pour les grands groupes du BTP, puisqu’il les assure d’une rente durable et de profits importants. En revanche il coûte bien plus cher à la collectivité que si le département avait lui-même été le maître d’œuvre.

La Cour des comptes a, par exemple, évalué à 5,7 millions d’euros le surcoût de la reconstruction en 2010 d’un collège de Courbevoie. Pour ce collège le conseil général a là aussi fait le choix d’un partenariat public-privé.

Les exemples de cette gabegie financière ne manquent pas. Récemment, vous l’avez peut-être remarqué, le conseil général a changé son logo.

Ancien logo du conseil général

Ancien logo du conseil général

Il paraît que l’ancien logo, qui existait depuis la naissance du département dans les années 60, était perçu comme une délimitation de territoire, et qu’il avait perdu de sa symbolique depuis que nous ne sommes plus obligés d’indiquer le département de résidence sur les plaques d’immatriculation. Il a donc été remplacé partout par ce nouveau logo.

Nouveau logo du conseil général

Nouveau logo du conseil général

Cette petite coquetterie a coûté 4,6 millions d’euros.

 

Si je vous raconte tout ça, c’est pour que vous preniez conscience que la droite n’a aucune leçon de bonne gestion à nous donner. Avec les moyens dont dispose le département nous pensons qu’on peut conduire d’autres politiques. C’est une question de choix et de détermination. Nous faisons des propositions qui ne sont pas démagogiques pour plus de solidarité, plus d’égalité.

 

Élus nous rétablirons ou conforteront les services publics qui sont les garants de ces valeurs et favorisent l’emploi. Nous stimulerons l’économie sociale et solidaire. Nous veillerons à la construction de logements sociaux et à donner des moyens à la protection maternelle et infantile. Nous améliorerons l’aide à domicile pour les personnes âgées et favoriserons la création de maisons de retraites communales ou départementales. Nous agirons pour rattraper le retard pour la prise en compte du handicap et de la perte d’autonomie. Sans oublier la culture et le sport pour tous…. Vous retrouvez nos projets dans le premier numéro de campagne ou sur notre profession de foi que vous recevrez bientôt dans votre courrier.

 

Je sais, nous ne sommes pas les seuls dans cette campagne à réclamer de la solidarité.

Les candidats socialistes vous promettent « un avenir solidaire ». Mais la solidarité des socialistes on la connaît.

C’est 50 milliards d’économies pris dans les poches de l’État, des collectivités locales et de la sécurité sociale pour donner 41 milliards aux entreprises et les cacahuètes restantes aux salariés, enfin…un jour…peut-être. Car pour l’instant ils n’en ont pas vraiment vu la couleur. Cette opération ils l’on appelé « Pacte de responsabilité et de SOLIDARITE » (c’est l’appellation officielle !!)

Le dernier effet connu de ce pacte avec le Medef, c’est l’annonce d’un plan de 3 milliards d’économie dans les hôpitaux qui va se traduire par la suppression de 22 000 postes utiles à la santé de tous.

Je le dis tranquillement : Philippe Sarre, qui est responsable fédéral et national du parti socialiste, ne peut pas dire d’un côté qu’il est contre la suppression des spécialités au Centre municipal de santé et contre les licenciements des médecins du planning familial qui exerçaient au CMS, car c’est Madame Goueta qui l’a décidé, et de l’autre soutenir un gouvernement qui casse les hôpitaux.

Le double discours, ça suffit !

C’est ce type de comportement qui dégoûte de la politique et nourrit l’abstention.

 

Chers amis, chers camarades, Mesdames Messieurs, le 22 mars vous aurez à choisir entre nous et ceux qui bradent les services publics. Entre nous et ceux qui jouent à la roulette avec les actionnaires, l’argent de vos salaires, de vos pensions de retraite. Autrement dit entre les porteurs d’une politique mortifère et ceux qui comme nous se battent pour une ville, un département, un pays où il ferait bon vivre pour tous.

Le 22 mars, vous le voyez, est un moment important faisons que cette journée nous porte, vous porte au 29 mars pour une ultime bataille !

20150305_Colombes_0022

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