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Mar 14

Droits des femmes: un combat de tous les instants

Kamel Bouhaloufa, Yahia Bouchouicha et Christiane Chombeau signent la lettre au maire de Colombes de "Lumière de Colombes".

Je signe avec mes camarades et colistiers Kamel Bouhaloufa et Yahia Bouchouicha la lettre au maire de Colombes de « Lumière de Colombes ».

Samedi, nous sommes allés rendre visite à l’association « Lumière de Colombes » qui, en cette veille de la Journée internationale pour les droits des femmes, fêtait son vingtième anniversaire. Installée aux Fossés-Jean, cette association de femmes mène un travail remarquable de réflexion, d’attention, de ténacité pour promouvoir la condition féminine dans ce quartier prioritaire. Reconnue de toutes dans cette partie de Colombes, cette association repose sur le dévouement de bénévoles et emploie deux salariés. Or malgré de tels états de services, « Lumière de Colombes », qui dispose actuellement d’un local dans le patio de la cité promis à une démolition rapide, n’a aucune information sur les locaux qui lui seront attribués dans le cadre de la rénovation du quartier. Elle a donc pris l’initiative d’envoyer une lettre collective à Mme le maire pour lui demander de répondre à cette légitime interrogation. Nous avons bien naturellement appuyée cette demande en signant cette lettre. Et nous veillerons à ce qu’une réponse positive lui soit donnée qui permette à « Lumière de Colombes » de continuer d’œuvrer à l’émancipation des femmes et au lien social dans ce quartier.

Jeudi, nous étions invités à signer une charte d’engagements présentée par l’antenne des Hauts-de-Seine de l’association « Osez le féminisme ! », à laquelle s’étaient associées pour l’occasion le comité de défense et le comité des usagers du Centre municipal de santé (CMS) et du Centre de planning et d’éducation familial (CPEF).

20150312_OLF_Colombes_0005S’étaient joints également à l’association féministe l’Association pour le Vivre ensemble à Colombes, le Mouvement pour le planning familial 92 et l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (Antenne IDF). Nous nous y sommes rendus bien volontiers, Yahia et moi, et nous y avons retrouvés Adelaïde Naturel et ses colistiers, Pierre Boudailliez et Sarah Larcelet, candidats dans le canton voisin de Colombes-2. Sans surprise les candidats de droite, pourtant invités eux aussi, étaient absents.

Avant de signer cette charte au nom de tous mes colistiers (je le précise car le petit compte-rendu qu’en a fait Osez le féminisme 92 sur Facebook pourrait donner à penser que ma signature n’engageait que moi, ce qui n’est bien évidemment pas le cas), j’ai brièvement expliqué quelle était notre position sur la question des droits des femmes. Voici mon intervention :

20150312_OLF_Colombes_0020« La liste Ensemble réunissant le Parti communiste, le Parti de gauche et des citoyens signe bien évidemment cette charte que vous nous proposez en faveur des femmes. Je suis comme Yahia, d’une génération, qui a été de tous les combats.

Personnellement, journaliste j’ai soutenu les féministes en écrivant de nombreux articles dans Le Monde, relayant leurs luttes mais aussi les victoires obtenues. Obtenues jamais sans mal car rien ne va de soi quand cela concerne les femmes.

Je me souviens comme si c’était hier, car je m’occupais de la rubrique femmes à l’époque, du combat d’Yvette Roudy en 1981. Elle avait dû se battre dans ses propres rangs, au sein du gouvernement, pour obtenir le remboursement de l’IVG, une promesse qui avait été faite lors de la campagne présidentielle. La mobilisation des femmes a finalement payé.

Plus tard nous avons soutenu le centre d’orthogénie-IVG à l’hôpital de Colombes…

Élus nous n’oublierons donc pas les femmes et leurs droits. Nous ferons nôtre, cette charte.

Forts de notre mandat nous nous battrons dans le département, mais aussi à Colombes pour, entre autres, rétablir les activités du Centre de santé et du planning familial. Ce CMS garantissait l’accès à la santé de nombreuses femmes qui avaient renoncé à se soigner et à voir un spécialiste. Ne parlons pas du parcours du combattant qu’elles devront à nouveau faire pour obtenir une IVG.

Forts de notre mandat nous soutiendrons aussi les luttes des femmes au niveau national. Les femmes qui voient leurs droits régresser comme une peau de chagrin dans la vie quotidienne. Nous sommes inquiets de la fermeture de PMI, de maternités … ce qui arrive à la maternité des Lilas est emblématique (voir ici et ). 

Si dans le travail les écarts de salaires entre hommes et femmes diminuent, il est trop fort encore. Et que dire des filières femmes et hommes… Il y a malheureusement trop à déplorer notamment avec cette terrible loi Macron que le gouvernement fait adopter à coup de 49-3.»

Pour finir, j’ai cité un extrait d’un communiqué national d’Osez le féminisme publié à l’occasion du 8 mars :

« La politique menée par le gouvernement en matière économique a dégradé les conditions de vie de beaucoup de femmes. Allongement de la durée de cotisation pour les retraites, fin de l’universalité des allocations familiales, travail du dimanche : toutes ces mesures touchent tout particulièrement les femmes, notamment les plus précaires. »

Un constat auquel nous souscrivons totalement. Il vient nous rappeler, s’il en était besoin, que la lutte pour les droits des femmes, loin d’être achevée, est un combat de tous les instants.

20150312_OLF_Colombes_0029

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