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Agenda 21 (24 novembre 2009)

J’ai approuvé l’Agenda 21 présenté en conseil municipal le 24 novembre 2009, avec l’explication de vote qui suit:

Monsieur le Maire,

Mes chers collègues,

 Au terme de la mandature précédente, Colombes accusait un retard certain en matière de prise en compte des préoccupations écologiques. Nous ne pouvons que nous féliciter de voir cette négligence de la municipalité précédente aujourd’hui réparée et l’ambition affichée de « faire de Colombes une ville écologique ».

Le Parti de gauche auquel j’appartiens a souhaité dès sa création, il y a un an, mettre l’écologie au cœur de son projet. Non par effet de mode, mais parce que nous ne connaissons pas d’intérêt général plus évident que la préservation de la planète, notre bien commun. Pour y parvenir nous défendons l’idée d’une nécessaire planification écologique. Il ne suffit pas de fixer des objectifs dans les sommets internationaux et s’en remettre au libre jeu du marché ; il faut aussi décider d’une politique volontariste pour les atteindre. Cette planification, il va sans dire, doit être démocratique.

De ce point de vue, la démarche initiée par notre équipe municipale et dont nous examinons les premières décisions aujourd’hui va dans le bons sens. L’implication des Colombiens à la réflexion sur le développement durable de notre ville lors des assises, les propositions recueillies et les nombreux allers-retours entre élus et services dénotent un souci de concertation qui tranche agréablement avec les pratiques passées.

Si les 25 actions prioritaires retenues confirment la préoccupation de notre équipe municipale de prendre en compte la dimension écologique dans de nombreux projets, nous veillerons à ce que cette prise en compte soit un réflexe, car pour le Parti de gauche l’écologie n’est pas un simple supplément d’âme. Elle est d’ailleurs indissociable de la préoccupation sociale qui ne doit cesser d’animer notre action.

Cela nous conduit à privilégier tout particulièrement certains projets afin que le développement durable ne soit pas réservé à quelques uns. Je ne prendrai que trois exemples.

1. Dans le logement social, dont il nous faut augmenter les constructions, les travaux d’économie d’énergie sont d’autant plus nécessaires qu’ils permettent tout à la fois de lutter contre le réchauffement climatique et d’alléger les charges de nos concitoyens qui en ont le plus besoin. Et ainsi contribuer à leur redonner du pouvoir d’achat.

2. Nous sommes sensibles à la volonté de récupérer les eaux de pluie. Ce serait un gaspillage de moins. Mais cela laisse entier le pillage de ce bien public mondial par les entreprises privées à qui il a été confié sa distribution. Celles-ci s’avèrent négligentes dans l’entretien des réseaux de distribution, comme une récente enquête publiée dans le Journal du dimanche l’a révélé. Seule une gestion intégralement publique de l’eau permet de garantir une exploitation raisonnée et la préservation de ce bien commun de l’Humanité. Nous ne manquerons pas de le rappeler à l’heure de la renégociation du contrat qui nous lie à Eaux et force.

3. Défavorable par principe aux délégations de service public, nous serons attentifs sur ce point à la mise en place d’un réseau de location de vélos ; de même nous ne souhaitons pas que la cession de ce marché s’accompagne d’un développement de l’affichage publicitaire, source de pollution visuelle, comme cela a été le cas dans d’autres villes. De cela nous aurons l’occasion de reparler d’ici à 2012.

Compte tenu de ce que je viens de dire, je voterai l’Agenda présenté.

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